Les bienfaits apportés par les minéraux au corps physique et émotionnel sont indéniables. Leur beauté ainsi que leurs compositions chimiques participent du process.
La lithothérapie ou cristalothérapie est une pratique pseudoscientifique de médecine non conventionnelle basée sur la croyance en un pouvoir qu’auraient certains cristaux de bijouterie (quartz, améthyste, citrine, aigue-marine, rubis, turquoise, etc.) au contact ou à proximité de l’être humain. La croyance sur laquelle se basent certains de ses promoteurs est que les cristaux émettraient une « résonance » ou une « vibration » singulière qui aurait le pouvoir de guérir les maladies ou d’améliorer le bien-être psychique d’une personne.
Il n’existe aucune preuve scientifique de l’efficacité de cette thérapie ou de l’existence même d’une énergie spécifique aux cristaux. La lithothérapie est donc considérée comme une pseudoscience pour laquelle les études scientifiques ne montrent aucun effet supérieur à l’effet placebo.
Cette croyance dans le pouvoir de guérison de cristaux a été popularisée dans les années 1970 par le mouvement « New Age » et utilise souvent un vocabulaire ésotérique proche comme « centres énergétiques » ou « chakras ». Cette croyance n’a aucune assise scientifique, et Christian Chopin (directeur de recherche au CNRS, spécialisé en minéralogie) la résume ainsi : « Le monde minéral est caractérisé par son inertie : à la différence du monde vivant, il ne produit pas spontanément d’énergie (hormis les substances radioactives…). Vouloir parer les minéraux d’« énergies bénéfiques » ou d’une quelconque vertu thérapeutique par l’effet d’ondes spécifiques est du charlatanisme. Il n’y a tout simplement aucune interaction possible entre les cristaux et le corps humain ».
Étymologie
Malgré des allégations récurrentes de ses promoteurs se réclamant de « traditions millénaires », le mot « lithothérapie » n’est attesté que depuis quelques dizaines d’années : il aurait été formé dans la seconde moitié du XXe siècle (en même temps que la phytothérapie). Il s’agit de l’association des termes grecs lithos (λίθος [litʰos]) signifiant pierre (« Pierre par opposition aux matériaux comme le bois, les métaux… ») et therapeia (θεραπεύω [tʰɛrapɛuʷɔ]) signifiant cure (« Prendre soin de … »). Littéralement parlant, ce mot signifie donc « méthode qui soigne par l’usage des pierres ».
Pratiques de la lithothérapie
Selon certains promoteurs de cette pratique, les cristaux émettraient une énergie dite « fine », bénéfique quelle qu’en soit la forme : brute, polie, taillée. Comme les autres pseudo-sciences, la lithothérapie ne s’appuie sur aucune démonstration scientifique, et n’a jamais démontré la moindre efficacité clinique. Les pierres peuvent ainsi être portées sur soi sous forme de pendentif, de collier, de bracelet ou être disposées dans la pièce sous sa forme brute, de géode ou d’objet de décoration (animaux, arbre, fontaine, etc). La zone de portée augmenterait avec la taille du cristal.
En lithothérapie, un cristal agirait selon son type sur la « fréquence vibratoire » de certains points du corps, assimilés aux chakras de la tradition indienne ou aux méridiens de l’acupuncture.
Parmi les sources plus anecdotiques, en Haute-Loire on a utilisé des pierres à venin, qui étaient en fait souvent d’anciennes haches polies néolithiques en variolite, qu’on trempait dans de l’eau qui servait pour soigner les morsures de serpent et piqûres d’insecte.
Les principes de la lithothérapie
En général, les « pouvoirs » ou « capacités » des pierres semblent directement proportionnelles à leur valeur marchande (à cause de sa rareté, son mode d’extraction ou du travail du joaillier). À l’inverse, les pierres peu chères telles que l’agate auraient des capacités moindres. La valeur d’achat de la pierre, du lithothérapeute au joaillier, influencerait directement les pouvoirs de la pierre en question : plus le pratiquant est prêt à dépenser, plus les pouvoirs supposés seraient importants.
extrait wikipedia
